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Faire fortune humainement 

En France, ils sont environ 300 à s’être lancés dans la profession libérale. Manuelle Helbig en fait partie. L’assistante sociale à mi-temps au Conseil Départemental des Deux-Sèvres, remplit un temps plein en exerçant, également, son métier à son compte. Sa volonté : venir en aide « aux invisibles qui passent à travers les mailles du filet. »


Rentrée au Département des Deux-Sèvres en 2009 en tant qu’Assistante Sociale en polyvalence de secteur, Manuelle Helbig est curieuse de nature : « J’aime toucher à tout et travailler autour de plusieurs thématiques. » Son affection pour le service public n’est plus à prouver, mais son constat est sans équivoque : « Les délais de rendez-vous tournent autour de trois semaines, parfois un mois. Nous n’avons pas le temps d’accompagner tout le monde et de régler correctement les problématiques de chacun. Le côté qualitatif n’est plus là. » Avoir accès à l’aide sociale publique devient laborieux. La similitude entre les horaires de rendez-vous et les horaires de travail poussent certains à prendre des jours de congés. Sans oublier les habitants des milieux ruraux et leurs possibles soucis de mobilité. Après ces réflexions, l’idée a fait son chemin. Cinq ans plus tard, Manuelle Helbig devenait assistante sociale libérale à mi-temps et ouvrait ses prestations à toute la France incluant principalement le département de la Vienne, où Manuelle Helbig réside.




©Manuelle Helbig


Un service social à la carte

Le but de son métier : accompagner les personnes qui poussent sa porte vers l’autonomie.

« J’ai longtemps fait à la place de. Quand l’objectif d’un.e assistant.e social.e est de faire avec.» Manuelle Helbig intervient auprès des particuliers comme des professionnels en toute confidentialité. Son accompagnement est sur mesure et son écoute qualitative. « Je prends enfin le temps avec gens ! Les prestations proposées sont larges. Elles sont basées sur l’essentiel et la recherche de solution avec une profonde envie de viser ceux qu’elle appelle

« les invisibles », ceux qui ne passent pas la porte du service public par crainte et préjugés.


L’amour du social

Il naît souvent tôt. On peut l’expliquer par un parcours de vie. Comme Manuelle Helbig tient à le rappeler : « On n'arrive pas dans le social par hasard. On dit souvent qu’on est mal payé et c’est vrai ! Mais on n’est pas là pour faire fortune. Quitte à faire fortune autant le faire humainement ! » Le caractère y fait aussi beaucoup; l’empathie par exemple joue un rôle majeur dans ce choix d’orientation mais a toute de même ses contraintes. Car même malgré le palier de chez soi franchi ou l’ordinateur éteint, le bouton ON/OFF n’existe pas. « Je suis une maman, une femme, une épouse, une sœur et selon les situations qui me sont exposées, certaines font écho en moi et le boulot reste dans ma tête. » Tant mieux pourrait-on dire ! La fibre du social est bel et bien là !


Contact :

07 88 67 76 40




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